"And the Raven, never flitting, still is sitting, still is sitting
On the pallid bust of Pallas just above my chamber door;
And his eyes have all the seeming of a demon's that is dreaming,
And the lamplight o'er him streaming throws his shadow on the floor;
And my soul from out that shadow that lies floating on the floor
Shall be lifted- nevermore!"
Edgar Poe, The Raven"Ezekiel 25:17. The path of the righteous man is beset on all sides by the inequities of the selfish and the tyranny of evil men. Blessed is he who in the name of charity and goodwill shepherds the weak through the valley of darkness, for he is truly his brother's keeper and the finder of lost children. And I will strike down upon thee with great vengeance and furious anger those who attempt to poison and destroy my brothers. And you will know my name is the Lord when I lay my vengeance upon thee." BAM
Jules Winnfield, in Pulp Fiction"Il faut admettre que si le c½ur a ses raisons que la raison ne connaît pas, c'est que celle-ci est moins raisonnable que notre c½ur. Sans doute, sommes-nous tous des Narcisse, aimant et détestant leur image, mais à qui tout autre est indifférente. C'est cet instinct de ressemblance qui nous mène dans la vie, nous criant "halte!" devant un paysage, une femme, un poème. Nous pouvons en admirer d'autres, sans ressentir ce choc."
"Étendu dans la barque, je souhaitais la mort, pour la première fois. Mais aussi incapable de mourir que de vivre, je comptais sur un assassin charitable. Je regrettais qu'on ne put mourir d'ennui, ni de peine. Peu à peu, ma tête se vidait, avec un bruit de baignoire. Une dernière succion, plus longue, la tête est vide. Je m'endormis."
Raymond Radiguet, Le diable au corps"Every night and every morn
Some to misery are born,
Every morn and every night
Some are born to sweet delight.
Some are born to sweet delight,
Some are born to endless night."
William Blake, Auguries of Innocence"Elles ne sont pas des enfants. Ni des animaux, ni des femmes. Pendant une brève période, elles sont dans un état intermédiaire. Elles sont tout cela à la fois."
Laura Kasischke, La vie devant ses yeux"Peut-être que nous vieillirons et que nous mourrons dans notre lit - mais il y a une chance, une petite chance, pour que l'un de nous meure jeune et beau. Ces choses-là sont dans les chansons. Que l'on se souvienne de vous, c'est cela l'immortalité."
Garry Kilworth, Les ramages de la douleur, Presque un paradis"Il y a beaucoup de filles de ce genre. Pas particulièrement sexy mais qui s'étendent des heures sur un sujet général alors qu'il y en a un millier d'autres dont on pourrait parler, vous voyez le genre de fille dont je veux parler ? Un mélange ambigu : timidité maladive et égo surdimensionné, une fille dont le regard ne se troublait que sous l'effet de la frustration de ne pas réussir à parler de ce dont elle avait envie de parler ! Pas vraiment le genre sexy, non ! Encore que je parie qu'elle devait avoir envie de confier à quelqu'un les complexes qu'elle avait au sujet de son physique ainsi que ses désirs sexuels. Faut dire que c'était une jeune fille assez potelée. De grands yeux qui pouvaient être beaux si on les regardait sous un certain angle, mais indubitablement des doigts et des orteils charnus. Elle devait en crever de ne pas pouvoir changer d'apparence physique. (...) Les filles comme Sawako sont légion, en fait des filles un peu trop solitaires. Simplement tristes. Mais qui ont si peur de le reconnaître qu'elles tombent toujours sur des types incapables de leur venir en aide parce qu'elles raisonnent toujours sur des prémisses fausses. Elles se suicident. En fait, elles ne veulent pas réellement mourir, elles sont comme déjà mortes. Quelle conne ! "
Murakami Ryû, Melancholia"Je ne sais pas ce qu'est la vie "normale" après une Fête."
Murakami Ryû, 1969"Il se sentit mal à l'aise. Tous ces gens alignés au bar devaient se croire supérieurs parce qu'ils travaillaient, eux, et pouvaient aller boire un coup à cette heure. Mais il n'en était rien, car tous ignoraient l'essentiel, à savoir quand, où, et comment ils allaient mourir. Seule affaire essentielle.
Rafael ne prit qu'un verre et sortit."
Gregory Mcdonald, Rafael, derniers jours"J'étais très agité, cette nuit-là, comme je vous le disais. J'avais buté contre ce problème de ma nature et je m'en trouvais complètement accablé, au point de n'avoir plus le désir de vivre. Et bien, ceci produisit en moi, comme cela peut arriver aussi chez les humains, une soif irrésistible de quelque chose qui satisfasse au moins mes désirs physiques."
"dis-moi une chose, des hauteurs où tu planes, une seule chose. Comment est-ce de... faire l'amour? (...)
- C'était quelque chose que l'on faisait vite, dis-je, essayant maintenant de rencontrer ses yeux - comme leur bleu était froid, parfait, comme il était grave! Et... rarement... quelque chose que l'on savourait..., quelque chose d'intense, mais que l'on perdait si vite... Je crois que ce n'était qu'un pâle reflet de l'acte de tuer.
-Ahh!... fit-elle. De même que, te faire du mal comme je le fais en ce moment..., ce n'est aussi qu'un pâle reflet de l'acte de tuer!
-Oui, madame, répondis-je. J'incline à penser que ce raisonnement est correct.
D'un rapide salut, je lui souhaitai le bonsoir."
"Combien pensez-vous qu'il y ait de vampires qui aient la trempe nécessaire pour affronter l'éternité? Pour commencer, ils ont de l'immortalité les notions les plus sinistres. Car, en devenant immortels, ils voudraient que tout ce qui a été l'accompagnement de leur vie devienne immuable et incorruptible comme ils le sont eux-mêmes. Que les véhicules gardent la même forme rassurante, que les vêtements conservent la coupe qui leur allait du temps de leur jeunesse, que les hommes continuent de s'habiller et de parler de la façon qu'ils ont toujours comprise et appréciée."
Anne Rice, Entretien avec un vampire"Enfant, Uehara avait lu dans un livre que dans les terres septentrionales, les aurores boréales répondaient aux hommes qui les sifflaient, exactement comme les chiens. Uehara se mit à siffler au moment où il pénétrait dans le sous-bois. Le flux de lumière réagit et se mit à glisser sur la pelouse du parc dans sa direction. Il approcha."
Murakami Ryû, Parasites"Quand on ouvre le corps humain, ainsi que le font les Egyptiens, et qu'on y pratique des dissections (...), on trouve un nerf très fin qui part de l'annulaire et aboutit au coeur. On croit convenable d'accorder l'honneur de la bague à ce doigt, de préférence à tous les autres, à cause de l'étroite connexion, de l'espèce de lien qui l'unit à l'organe principal."
Aulu-GelleBande-son: Beethov - Sonate au clair de lune
P'X: Joseph Szabo - Priscilla
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